La campagne électorale américaine se poursuit entre les traditionnelles oppositions entre républicains et démocrates. Un des arguments de campagne des plus à gauche de l’aile démocrate est la hausse des inégalités. Le slogan phare est celui d’une « confiscation du rêve américain » par les 1 % les plus riches. Il est vrai que, selon les données de patrimoine, les 1 % (et 10 %) des plus riches détiennent 32 % (et 70 %) du patrimoine contre 29 % en 2008 [1]. La crise aurait ainsi profité aux « riches » : l’argument est trop manichéen, la photographie du patrimoine trop statique et la réalité plus complexe. L’analyse de la distribution du patrimoine démontre que la hausse de la richesse du dernier décile (10 % les plus riches) est liée à la forte valorisation en actifs financiers de cette population, ainsi qu’à leur forte exposition sur des actifs financiers ou entreprises (les géants de la Tech, of course). En revanche, la baisse de la valeur du patrimoine des derniers 50 % a été entraînée par la baisse des prix de leurs résidences principales – post-effet subprime, dans certaines régions des États-Unis [2].
6 mars 2020 | 15:00 CET
Résidentiel américain : révolution silencieuse et performances sociétales

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