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10 juin 2016 | 13:34 CET

Les outlets : 
l’alternative aux 
centres commerciaux ?

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Par Business Immo Staff
Business Immo

Dix ans. Il aura fallu une décennie au pure player européen des villages de marques pour sortir son premier opus en France, à Roppenheim. Livré en 2012, le joli outlet à l’esprit alsacien de 19 000 m² tient son objectif de fréquentation, à 1,5 million de visiteurs. Cette année, les enseignes annoncent un chiffre d’affaires en hausse de 12 % et son propriétaire/gestionnaire, un footfall en progression de 9 %. Produit formidablement inscrit dans son époque, le village de marques remporte tous les suffrages auprès des consommateurs. Les élus, en revanche, ne voient pas le produit village de marques du même œil. « La France reste l’un des pays les plus règlementés au monde pour les magasins d’usine », introduit Mayte Legeay, directrice générale de Neinver France. La règlementation n’est pas le seul écueil au développement de ce qu’il faut bien appeler une classe d’actifs au vu de son essor mondial. La relative hostilité des élus au travers des CNAC mais également des associations de commerçants est l’autre grand frein. « Pourtant, le concept des villages de marques a beaucoup évolué au cours dernières années avec une montée en gamme très tôt, plus tôt que les centres commerciaux et les retail parks, dès les années 1990 », poursuit Mayte Legeay. De leur côté, les rares opérateurs qui y goûtent jouent la carte de la différenciation par rapport au sacro-saint shopping center. Une typologie de marques premium, un panel de services plus poussé, une zone de chalandise plus large (jusqu’à 1h30 pour l’outlet quand le centre commercial ne dépasse pas les 20 minutes), l’absence de locomotive alimentaire et une récurrence du client plus rare (6 à 8 fois par an contre 24 fois pour le centre commercial) : les divergences sont marquées. Sans oublier la composante loyer, essentielle. Plus proche du retail park, l’outlet emprunte également aux codes du centre commercial avec un loyer indexé sur chiffre d’affaires. Il n’en fallait pas plus pour que clients et enseignes s’engouffrent comme un seul homme dans la brèche.


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